Archives pour la catégorie Cosmétiques

Je fais mon éponge grattante en sisal au crochet

grâce à son anneau, elle peut sécher sur le robinet

Je cherche des alternatives aux éponges grattantes qui finissent dans la poubelle. Après recherche, j’ai choisi d’en faire une à partir du sisal. Le sisal est une fibre extraite des feuilles de la plante qui porte le même nom, le sisal. Elle est originaire de l’est du Mexique. Ce n’est pas le choix vraiment parfait car elle a l’inconvénient d’être cultivée loin, elle est principalement cultivée en Afrique.

Pourquoi choisir le sisal? Le résultat obtenu avec le sisal est efficace, l’éponge est bien grattante. J’ai testé la fibre de jute en crochetant une éponge mais une fois mouillée l’éponge n’est pas autant grattante. L’éponge obtenue est lavable, jusqu’à 60°, sa durée de vie est donc longue. Le sisal est une fibre naturelle, donc en fin de vie elle se composte.

Pourquoi choisir le crochet? Il y a plusieurs manières de faire, tricot avec aiguilles 9mm, macramé, crochet, tissage à partir d’un métier à tisser. J’ai choisi le crochet tout simplement parce que je sais faire du crochet, je suis autonome. Je ne connais pas bien les autres techniques même si je suis partante pour les découvrir.

Ce qui est sympa, c’est que l’on peut réaliser cette éponge partout, dans un parc, dans un train, en discutant, en regardant un film…….Même si le sisal n’est pas très agréable à crocheter, ça demeure malgré tout un moment de détente avec la satisfaction de créer un objet utile, qui est rapide à réaliser.

Il est conseillé de se protéger les mains avec des gants quand on manipule le sisal. Personnellement je n’ai pas utilisé de gants, mais quand je sens que ça pique, je ralentis.

Temps de réalisation: environ 45 mn

coût de revient: environ 0,30 euro.

Matériel

  • du sisal, 2mm au-delà le résultat est trop réche, une longueur d’environ 10m
  • un crochet 6mm

le pas à pas

On peut acheter des bobines de sisal, dans les magasins de bricolage, au rayon ficelle. Hélas le sisal que j’ai trouvé provient de bien loin, de la République De Chine. et est emballé dans du plastique 😦

  • Faire une chaînette d’environ 7 ou 8 mailles en l’air
  • faire environ 7 rangs en maille serrées pour une version classique. Sinon tous les points sont possibles.
  • Une fois terminé les rangs, faire le pourtour des trois autres cotés en mailles serrées, pour avoir un contour plus net
  • A la fin du contour, faire une boucle, pour pouvoir suspendre l’éponge: faire une chaîne de 10 mailles en l’air, puis une maille coulée sur le coin de l’éponge.
  • Puis finir l’ouvrage.

Cette éponge cumule les avantages elle est efficace, sèche rapidement, dure longtemps, se lave, est économique, est esthétique. Et au final elle se composte. On peut en faire une pour la cuisine et une pour la salle de bain, pour les gommages du corps. Pour parfaire l’ensemble, il ne reste plus qu’elle soit cultivée localement, ou trouver une fibre naturelle locale ayant le même pouvoir grattant.

Salon Marjolaine

Depuis quelques années, j’aime beaucoup aller au salon Marjolaine, le salon Bio. On peut souvent discuter avec les productrices,les producteurs, les créatrices et les créateurs pour connaitre le mode de fabrication et la provenance des produits.

20161110_164906

J’y trouve

  • des savons en vrac, chez une productrice. J’ai même pris un savon qui fait produit vaisselle. Je vais tester.
  • des gousses de vanilles en vrac qui viennent de La Réunion. Elles ne sont pas données, mais je fais mon sucre vanillé ensuite pour toute l’année avec. C’est un véritable régal.
  • Découverte: une bobine de ficelle en fibre d’ortie . J’en ai pris une bobine. La ficelle est assez rêche. J’aime la couleur, belle et naturelle. Elle est fabriquée par une ethnie du Népal. voir détails sur http://www.natural-ethics.fr. L’ortie est considérée chez eux comme une « plante mythique ».
  • une écharpe en laine cachemire. J’ai pu discuter directement avec l’éleveur de chèvres sur les conditions d’élevage. Honte à moi j’ai découvert que la laine cachemire venait d’une race de chèvre.  J’aime bien visualiser le circuit complet, du producteur au consommateur.
  • de l’hydrolat de plante à la pompe. Je n’en ai pas pris, car pour l’instant je fait mon hydrolat moi même. Je fais mon hydrolat
  • du cacao en poudre. Je n’en ai pas pris car  je viens d’en acheter en boite avec emballage. 😦
  • des tisanes, des épices, des herbes en vrac
  • J’ai pris une gourde en inox, isotherme de 260ml. J’ai choisi en faisant un  compromis entre la taille et le volume. marque Qwetch.
  • des vêtements en fibre naturelles
  • …….

20161111_103707
bobine en fibre d’ortie

salon Marjolaine du 5 au 13 novembre 2016 au Parc Florale de Vincennes

Que faire avec du Romarin?

J’en suis à mon troisième bouquets de romarin, fourni par l’Amap en quelques mois. Je cherche un moyen de l’utiliser car jusqu’à maintenant j’en utilise très peu.

Le séchage

Je ne parviens pas à consommer le romarin suffisamment rapidement quand il est frais. Du coup, je le fais sécher pour pouvoir le conserver plus longtemps. J’ai fait un bouquet de tige,  mis le bouquet dans un sac en papier la tête en bas. Le tout est dans un bocal, pour que le bouquet reste vertical car je n’ai rien pour le suspendre. Puis je met le tout à l’abri de la lumière dans un placard pendant trois semaines.

L’usage

cuisine

J’ai gardé les tiges. Elles peuvent servir à faire des brochettes. J’en met également dans mes soupes pour parfumer lors de la cuisson. Je retire la tige avant de mouliner. Puis la tige une fois sèche je la met dans mon stock de BRF.

Tisanes

J’en fais des tisanes. Dans une tasse d’eau bouillante, je met une cuillère à soupe de romarin séché. Je laisse infuser 5 minutes. Quand il fait froid, j’aime beaucoup cette tisane qui en plus a la réputation d’avoir plusieurs vertus: digestives, apaise toux et rhumes,……

Hydrolat

Quand j’aurai terminé mon hydrolat de géranium, Je fais mon hydrolat, j’en ferai un au romarin. Comme cela j’utiliserai deux bonnes poignées de romarin. Je m’en servirai pour me nettoyer le visage. Il est renommé pour les peaux mixtes à grasses, pour les boutons et les imperfections.

Finalement je vais utiliser, écouler le romarin très facilement.

Je fais mon hydrolat

Je souhaite faire mon hydrolat de plante moi même pour éviter l’emballage qui est hélas souvent en plastique. Je me suis pleinement inspirée du blog ci dessous, tout y est parfaitement bien expliqué: https://consommonssainement.com/2016/06/04/eau-florale/

Pour mon premier essai, je choisi de faire un hydrolat de géraniums, car mes plants de géraniums sont  en fleur sur mes balcons. D’ailleurs en ce début septembre, ce sont les seules plantes en fleurs. L’idée de faire avec ce que j’ai à ma disposition, à portée de main me réjouit.

Le veille, comme j’ai bien lu l’article du blog ci dessus, j’ai donc préparé de gros glaçons avec un pot de confiture et trois récipients type « tuperware » remplis d’eau et mis au congélateur toute une nuit.  Concernant le glaçon dans le bocal, j’ai eu beaucoup de mal à le démouler, j’aurais du le passer sous l’eau chaude.20160907_152704

Le jour J, j’ai cueilli deux poignées de pétales de géranium, sur mon balcon. Comme cela je sais qu’il n’y a ni pesticides, ni autres traitements. Pour faire juste deux poignées j’ai du enlever pas mal de fleurs.

Puis en cuisine, après avoir lavé et trié les pétales, j’ai installé le système à plusieurs étages:

  • Premier étage: dans une marmite, remplie à moitié ou trois quart d’eau, avec les deux poignées de pétales
  • Deuxième étage: passoire qui résiste à la chaleur et qui soit adaptée à la marmite, comme le système cuit vapeur. Au milieu de la passoire, j’ai placé un ramequin qui résiste à la chaleur. Celui ci recueillera l’hydrolat.
  • Troisième étage: Couvercle renversé, et mettre des glaçons sur le couvercle. Mon couvercle était trop petit, de le vapeur s’échappait par moment, j’ai passé mon temps à réajuster le couvercle. La prochaine fois j’utiliserai un couvercle plus grand.

J’ai chauffé l’ensemble pendant 30 à 45 mn, en remplaçant la glace dès qu’elle fondait, en enlevant à la cuillère l’eau fondue. Au final j’ai récolté 20cl d’hydrolat de géranium, il est très transparent et quasiment sans odeur. J’ai réutilisé une bouteille que j’avais. Je la stocke au frigo pour 3 mois. Je suis ravie de mon nouveau savoir faire et d’avoir réalisé mon hydrolat gratuitement. Je m’en sers quotidiennement pour me nettoyer le visage.  Dans trois mois, comme je n’aurais plus de géranium en fleur, j’utiliserai du romarin séché. J’en ai eu deux bouquets à l’AMAP, et je les ai fait sécher.